Véronique Boissacq est née en 1965, elle vit et travaille à Bruxelles.

* queen of nothingness

Véronique Boissacq, fustige le déni et le politiquement correct, arboré à bien des égards.
"Queen of Nothingness", la reine du néant, se drape dans un tissu scintillant, se pare de paillettes pour préparer son entrée dans la star academie. Ses rêves s’inscrivent dans un lieu excessivement commun, belle, riche et célèbre.

Ignorant les fanaux scintillants, La Reine du Vide…. s’est perdue dans les méandres de l’empire synthétique et violent de Nothingness, dans lequel tout est « festif, cool et positif », où le temps n’existe plus, un labyrinthe de miroirs qui ne réfléchissent … plus rien. Montre au poignet, une fillette blonde se drape de lumière et de patience douloureuse en attendant la fin…ou le début d’autre chose.

Véronique Boissacq

* WM

« Red shoes » de Véronique Boissacq, fustige l’hypocrisie d’une société qui encourage les comportements de séduction sans en assumer les conséquences. La jeune fille à peine pubère amorce de manière innée ses armes de séduction et répond, en outre, à une injonction sociale en s’emparant d’attributs dits féminins.

Le regard défiant et la posture hiératique qu’elle arbore décourage le prédateur en lui signifiant son insoumission aux phantasmes de domination qu’il pourrait projeter sur la jeune vierge semblant loin d’être effarouchée.

« Black Wedding » désacralise la splendeur nuptiale à laquelle aspirent les jeunes filles. Les poignets liés de la mariée augurent l’asservissement et réassignent la femme à son rôle d’épouse et de génitrice.